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Magdalena, France

Bonjour! je m’appelle Élodie, je suis française, maintenant nantaise et surtout bretonne.
Je suis aussi maman de 3 enfants arrivés dans mon cœur et tombés dans mes bras via l’adoption avec leur petit chromosome en +!
Il y a 10 ans pour mon aîné, 7 ans pour ma fille et 5 ans pour mon petit dernier.”

Je viens par ce texte vous témoigner de la place de nos enfants dans leur début de vie en société, donc à l’école en France!

Aujourd’hui, en France il y a des mots, des gros mots qui riment avec école et différence: Réunion- Education Nationale- MDPH – ESS- AVSI…
Ce nouveau jargon est compliqué et surtout pas accompagné. 
Ce jargon nous fait devenir professionnel de nos enfants alors que nous sommes avant tout des parents!

Parfois les écoles n’ont pas très envie d’accueillir nos enfants et rapidement nous confit que normalement les enfants qui ont une déficience mentale n’ont rien à faire à l’école.

Je pourrais commencer cette histoire par il était une fois mais celle-ci n’est ni drôle, ni jolie et encore moins exceptionnelle…
J’aurai pourtant envie de faire de ce livre une jolie couverture! 
Douce, toutes en couleurs et avec des paillettes!

C’est l’histoire de ma fille, Magdaléna, qui n’a pas sa place pour grandir comme tous les autres enfants à l’école.

Cette petite fille a 3 ans et demi à la rentrée 2014. 
Et comme tout le monde, elle a envie d’allez découvrir, apprendre, comprendre et vivre des choses avec des copains à l’ECOLE!

Elle a surtout envie de faire comme les cousins,comme les copains, comme les voisins et donc d’avoir une maîtresse, des copains de récréation, d’apprendre, de participer à la kermesse, à des temps de chansons en classe, à des ateliers sportifs et de rentrer un jour avec sa photo de classe…

Celle-ci ne tient pas toujours en place, elle a un chromosome en +, parfois des difficultés à comprendre les consignes, à se concentrer, à avancer aussi vite que ses camarades ou encore à donner un résultat à la consigne mais avec de l’aide avec l’AVSI, avec l’aide d’un accueil de l’enseignant, du SESSAD, cette petite fille peut avoir sa place dans une classe et vivre avec les autres.

Mais pour cela il faut se battre! se battre pour proposer des temps d’échange avec les professionnels et les maîtresses, se battre pour des temps d’écoute avec l’auxiliaire de vie, proposer des formations….

Aujourd’hui l’éducation nationale ne forme pas les futures maîtresses à la différence! 
En France, pour 3 ans de formation il y 3 h sur la handicap, c’est loin d’être suffisant! 
Ça me mets en colère!!!

Nous sommes souvent prêts en tant que parents à proposer spontanément des temps de formation, d’échange sur nos enfants pour les maîtresses, pour les personnels de l’école… mais ce temps n’est pas du temps rémunéré et il est tout de suite très difficile de pouvoir le mettre en place, et pourtant il ferait de Magdaléna une petite fille beaucoup plus sereine à l’école et en classe.

Il estde même pour les auxiliaire de vie scolaire : à l’heure d’aujourd’hui, le recrutement est basé sur la spontanéité des candidatures avec des contrats aidés. 
Les postes sont précaires et les horaires ne s’approchent pas d’un temps plein et la rémunération est moindre.. 
Et comme pour les enseignants,ce manque de formation me révolte.

Magdaléna a de gros problème de langage, sa 1ère AVSI, une femme très gentille, ne parlait pas français. 
Une incohérence globale dans notre système scolaire!

Concrètement si l’accueil est bienveillant et que l”équipe est capable de s’adapter, nos enfants avec trisomie 21 peuvent vraiment grandir à leur rythme à l’école, grandir comme n’importe quel enfant malgré leurs différences!

Aujourd’hui toutes les écoles ne se donnent pas les moyens de le faire, toutes les écoles ne donnent pas la chance aux enfants avec trisomie 21 de pouvoir être accueillis !

Magdaléna a été accueilli en petite section, et 3 années en moyenne section mais aujourd’hui sa place est en structure spécialisée car elle ne rentre pas dans les cases du système scolaire.

Il manque de la formation, il manque de l’écoute, il manque la capacité à pouvoir s’adapter et il manque surtout de casser les clichés!!!  
Les enseignants sont encore aujourd’hui en 2018 non formés lors de leur cursus et surtout ils sont accompagnés dans leur formation par discours écœurants comme celui d’une maman institutrice qui entend en réunion avec plusieurs instituteurs “choisissez les classes primaires vous aurez moins d’handicapés”.

Elodie, une maman en colère

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